L’ashwagandha est une plante centrale dans mon exploitation. Elle est très recherchée pour ses vertus, notamment pour aider l’organisme à s’adapter et faire face au stress. Le fait qu’elle soit cultivée en France, en plein champ et en agriculture biologique, en fait une plante phare de mon travail.
Le stress perturbe fortement le fonctionnement hormonal, en particulier chez les femmes, et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai souhaité développer cette culture, ainsi que celle du basilic sacré. Deux plantes majeures de la médecine ayurvédique, qui se plaisent étonnamment bien en Occitanie. Dans le cadre du projet agroforestier, de nouvelles espèces adaptogènes ont également été introduites. Je vous en reparlerai.
La culture & récolte
Les semis d’ashwagandha commencent en hiver ou au début du printemps. Les plants sont ensuite mis en pleine terre à partir de fin avril, après les grosses gelées, mais pas trop tard non plus afin de profiter des pluies de printemps, quand elles veulent bien se montrer chez nous. La plante pousse tout l’été jusqu’à l’automne. Elle apprécie la chaleur et nécessite un arrosage régulier, sans être quotidien.
La récolte des racines a lieu tardivement, en hiver, au mois de décembre, après le prélèvement des graines. Cette période permet aux constituants actifs de redescendre pleinement dans la racine. J’attends que les parties aériennes sèchent. Une partie des plants reste parfois en terre pendant l’hiver : c’est un choix assumé. Ils résistent aux gelées locales, à condition d’un paillage épais.
La récolte est exigeante. Les racines sont longues, profondément ancrées, et le froid ou la pluie compliquent le travail. Après plusieurs essais mécaniques, j’ai choisi une récolte manuelle, à la bêche ou à la grelinette, pour préserver les racines. Plusieurs milliers de plants sont ainsi déterrés à la main. Le lavage se fait également racine par racine. C’est un travail lent, physique, mais essentiel pour garantir la qualité.
Les formes galéniques
Les racines sont ensuite transformées de deux manières.
En macération hydroalcoolique d’abord : les racines sont coupées finement, hachées, puis mises à macérer dans un mélange d’eau et d’alcool. Cette macération est aussi puissante que la racine elle-même. En Inde, on dit qu’elle sent le cheval. Pour ma part, je trouve qu’elle sent la terre, profondément. Hacher ces racines en sentant cette odeur intense est un vrai bonheur. La macération dure 21 jours, puis elle est pressée, filtrée, et conservée en jarres de verre avant la mise en fioles, selon les besoins.
Je prépare également des gélules de racines : 100 % racine, sans additif, sans excipient. Les racines sont coupées, séchées rapidement pour éviter toute altération, puis broyées (c’est la seule étape que je ne réalise pas moi-même, faute de matériel adapté).
À ce jour, le séchage est terminé, et la mise en gélules sera finalisée dans les prochains jours. Vous trouverez dans quelques jours les gélules 2026 sur le site !
L’ashwagandha incarne pleinement le rythme du vivant : à peine la récolte terminée et les racines transformées que les prochains semis se profilent déjà. Notre travail est avant tout celui de l’adaptation aux saisons.

















